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Susie Arioli – All The Way TRIO

Notre concert-bénéfice et vente aux enchères est de retour! L’évènement aura lieu jeudi le 6 novembre prochain à la Bibliothèque et Archives Canada. Chanteuse Susie Arioli performera son nouvel album, All the Way.

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The Split

En vedette:
Matthew Chaffey – voix
Curtis Chaffey – guitare et voix
Matt Aston – batterie
Michael Grewal – claviers
Dan Grewal – basse
Section de cuivres (divers musiciens)

Pour nombre d’entre nous, la musique soul est une tendresse que nous ne pouvons pas juste brasser. Et découvrir de la nouvelle musique soul signifie souvent de fureter dans les boîtes à la recherche de nouveautés. Si c’est votre cas, nous vous recommandons d’assister à un spectacle du groupe The Split.

Cette formation locale de 7 musiciens émergeant de la capitale nationale insuffle avec une ingénuité pure une nouvelle vie dans le type de soul auquel vous aspirez. Le projet novateur du groupe Can’t Get Enough diffuse de l’énergie avec ses partitions de guitare, ses cuivres et sa basse rappellant le rock soul des années 1960 et le funk soul des années 1970. Il propose des séquences éthérées de synthétiseurs qui rendent sa sonorité euphorique et totalement distincte.

Les pièces originales de The Split sont de vibrantes chansons invitant à la danse ainsi que des pensées mélancoliques sur la vie et l’amour. Le chanteur principal Matt Chaffey a un timbre rauque qui évoque l’âge d’or de Chess Records et exprime avec émotion des pensées de séparation, de stress, de chagrin et de recommencement. En résumé, si vous recherchiez un son qui reflète et renouvelle la meilleure musique soul, cessez vos recherches. The Split est ce qu’il vous faut.
Grâce à une collaboration avec les talents et l’expérience de Ken Friesen (MonkeyJunk, The Tragically Hip, Great Big Sea, etc.) et de Phillip Victor Bova (Feist, Bahamas, Hilotrons, etc.), le premier album de The Split, Can’t Get Enough, réunit la voix époustouflante du leader Matthew Chaffey, une basse solide et les cuivres incroyables des légendaires Texas Horns (Austin, TX).

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Ron Sexsmith

En vedette:
Ron Sexsmith – Forever Endeavour

Dans un monde de chanteurs-compositeurs banals empêtrés dans un intimisme inexpressif, le lancement d’un nouvel album de Ron Sexsmith peut seulement réjouir le cœur de ceux qui s’intéressent aux chansons poétiques habiles, gentiment feintes, qui distillent parfaitement les embûches de l’être humain. Surtout lorsque, sur cet album, Sexsmith collabore de nouveau avec le producteur qui, pendant deux décennies, a défini sa musique dans sa facture la plus sympathique.

À la fin de l’été 2011, Sexsmith rencontre par hasard Mitchell Froom à Los Angeles et lui remet un CD de maquettes sur lesquelles il travaille depuis quelques mois. Son album Long Player Late Bloomer de 2011 est une révélation libératrice au sein de la musique pop-rock, mais quand Froom – producteur des trois premiers albums de Ron et de l’album Time Being de 2006 – commencent à parler de cordes et de bois, le chanteur est tout de suite intrigué.

« Mitchell est une personne que j’admire depuis toujours » déclare Ron. « Il n’existe plus vraiment de producteurs comme lui ».

Les chansons composées par Ron après Long Player le ramènent à la mélancolie aigre-douce que les inconditionnels adorent depuis 1995 et semblent exiger une orchestration plus douce que le lustre électrique de son prédécesseur.

« Avec Long Player, je voulais faire quelque chose comme Tapestry – une suite de pièces accrocheuses du début à la fin », mentionne Ron, « mais ces pièces étaient parfaites pour le style de Mitchell. C’est aussi probablement mon album le plus personnel jusqu’à maintenant. Il était donc normal que je le fasse avec lui ».

La paire s’est installée en novembre 2011 au studio de Santa Monica de Froom, temporairement appelé « Froom and Board » par Sexsmith. L’ingénieur David Boucher et une grappe de musiciens chevronnés de la côte Ouest, dont le batteur Pete Thomas, le bassiste Bob Glaub et le prince de la guitare sudiste Greg Leisz étaient présents aux séances d’enregistrement. Les cordes du célèbre Calder Quartet de Los Angeles ont été ajoutées par la suite.

« Toutes les notes entendues sur l’album ont été composées au préalable », dit Ron. « La partition de la basse a été composée, la partition de la batterie a été composée. En aucun moment ai-je laissé les musiciens simplement improviser sur la musique. À mon avis, c’était plutôt génial, parce que je n’avais jamais fait un album de cette manière auparavant ».

La pièce la plus ancienne – et la première de l’album – a été composée immédiatement après les séances d’enregistrement de Long Player, à un moment où, pendant une longue seconde, il semblait que l’album ne soit pas lancé. Sur la pièce Nowhere to Go, établissant le ton morne de Forever, Sexsmith fait la seule chose qui pouvait aider : chanter son grand désarroi d’une voix mielleuse afin de trouver la rédemption.
Le titre de la seconde pièce débute également par « Nowhere », mais il s’agit implicitement d’une métaphore plus encourageante sur la possibilité de se reprendre en main. « Nowhere Is me fait penser aux vieilles chansons de Neil Diamond ou de Glen Campbell », ajoute Ron, « et j’étais plaisamment surpris de me retrouver dans ce territoire. Les congas, la guitare et les cordes produisent un son que l’on entend que rarement de nos jours ».

Le cœur de l’album Forever Endeavour, toutefois, offre une suite de pièces composées à la suite d’un diagnostic inattendu à l’été 2011. Ce sont ces pièces qui donnent à l’album son air triste. « Au milieu d’une tournée l’an dernier, les médecins ont détecté une masse dans ma gorge; j’ai dû me soumettre à un IRM et à une échographie », déclare Ron. « Et durant l’enregistrement de cet album, j’ai subi un tomodensitogramme pour vérifier que tout était correct. J’ai donc eu cette période de quelques mois où j’ai totalement flippé, ce qui explique probablement pourquoi certaines pièces ont un aspect si philosophique. J’en étais rendu à penser que, l’année prochaine, je me battrais contre une maladie quelconque et que j’étais en train d’enregistrer mon dernier album ».

« Le spectre de la mort trottait dans ma tête et j’y pensais sans arrêt jusqu’à ce que j’obtienne des résultats encourageants. Je n’étais pas en train de paniquer, mais le temps s’est immiscé dans mes pensées parce que je ne savais plus combien il m’en restait. Certaines chansons jettent un regard sur le passé, mais les plus importantes sont sans conteste Deepens with Time et The Morning Light. Pendant environ deux mois, je m’étendais dans le lit en me demandant si cette chose à l’intérieur de moi grossissait et était pour finalement m’avoir. Je me sentais comme Johnny Mercer, qui a écrit toutes ces pièces comme Days Of Wine and Roses ».

Les chansons sont des réactions différentes aux chances inquiétantes que Sexsmith avait moins de temps que ce qu’il espérait. « Deepens With Time porte sur les souvenirs de l’enfance qui nous façonnent, mais aussi qui nous blessent et nous apeurent. Snake Road et If Only Avenue utilisent la même métaphore, soit les chemins non empruntés, mais la première aborde les regrets sur un tempo moyen et la seconde est un blues-rock enjolivé de cuivres où pointe la résolution.

« Snake Road est simplement un blâme au sujet de mon comportement à un certain point de ma vie », dit Ron, « mais d’une manière humoristique et joyeuse. J’aime le résultat et j’adore les arrangements de Mitchell, mais parfois on écrit une pièce pour une voix totalement différente – davantage comme celle de John Lennon entre autres ».
Back of My Hand évoque un souvenir de déjà vu dans le style Beatles, alors que Sneak Out the Back Door – la seule pièce solo de l’album et la plus plaisante – est une chanson sur le fait de quitter le monde sans tambour, ni trompette que l’on reprend autour d’un feu de camp ».

Back Of My Hand ressemble à une chanson des Rutles », se remémore Ron, « j’ai donc pensé que nous devions essayer de sortir de la zone Beatles et de la ramener à ma zone, quelle qu’elle soit. J’ai commencé à la jouer sur la guitare Reso-Phonic jusqu’à ce que ma sonorité en jaillisse. Encore une fois, je l’ai écrite au moment où je ne pensais qu’au cancer et où les gens que je n’avais pas vus depuis un certain temps me rendent visite. Et j’ai commencé à avoir ce sentiment bizarre de déjà vu et je me suis demandé : ‘Est-ce que c’est ce qu’on ressent lorsque la mort survient?’. C’était la dernière chanson que j’ai écrite pour l’album ».

Autre point culminant de Forever Endeavour, Blind Eye est un rêve sur l’empathie dont le début spatial de cordes et de cor anglais rappelle la pièce Land’s End de Jimmy Webb. « La chanson ne vise personne en particulier », insiste Ron. « Parfois, il m’arrive de penser que je suis vraiment chanceux d’être dans ce pays qui semble relativement sain par rapport à d’autres régions du globe, où la violence fait partie du quotidien. La chanson nous rappelle que certaines gens ne l’ont pas facile ».

Lost in Thought donne plus à rêver, dans le même style que Doomed, Child Star et de nombreux chefs-d’œuvre de Sexsmith au sujet de la paix sereine. Pour alléger le côté parfois sombre, She Does My Heart Good aborde la tendresse conjugale et Me, Myself and Wine, pièce légère, traite des plaisirs de Ron lorsque sa conjointe n’est pas à la maison.

« Me, Myself and Wine est une réflexion sur mon amour d’écouter des albums, un verre de vin à la main », souligne-t-il. « Je me souviens du temps où les gens achetaient un nouvel album et demandaient à leurs amis de venir l’écouter. Les gens sont si occupés ou distraits de nos jours. Comme je n’ai pas d’iPhone, j’aime écouter un album dans son intégralité. Il semble encore y avoir un besoin de regrouper des chansons et de les présenter sous la forme d’un album. Je ne sais pas si ce besoin va finir par disparaître. J’ai toujours tendance à composer par lots et je pense sincèrement que certaines chansons doivent être réunies d’une certaine manière et présenter dans un certain ordre ».

Sexsmith garde souvent le meilleur pour la fin et The Morning Light – la magie du renouveau quotidien enveloppé dans ce rappel dont aucun ne peut se soustraire – n’échappe pas à cette règle.
Après l’énergique Long Player Late Bloomer, l’album Forever Endeavour aborde la lente délivrance, à l’image des premières productions de Froom, comme Other Songs (1997) et Whereabouts (1999). Mélancolie sans sentimentalisme, frugalité sans simplicité, les chansons de Sexsmith sont invariablement étayées par une acceptation de la vie telle qu’elle se présente.

« Tant de choses sont si frivoles; depuis mon tout premier album, j’ai toujours essayé d’écrire d’une manière réaliste et mature », soutient-il. « Quel que soit le sujet, vous essayez de l’aborder de front. Je pense que c’est de cette manière qu’une chanson peut toucher les gens. Si vous faites toute sorte de circonvolutions pour parler aux gens ou si vous prenez la voie de l’érudition, vous risquez la déception.
Chaque album réalisé présente de nouvelles chansons. Vous tentez d’y voir la lumière et de trouver le meilleur environnement pour chacune. En ce qui concerne les gens qui suivent ma carrière depuis tout ce temps, je suppose qu’ils y verront un retour à Other Songs ou à un album de ce genre. Mais je crois que je chante mieux et que ma composition est un peu plus précise. Mitchell a utilisé beaucoup de choses pour m’aider et je peux maintenant le faire moi-même.

Je pense réellement que cet album est celui que j’essais de faire depuis les tout débuts, mais pour quelque raison que ce soit, je ne chantais pas assez bien ou je n’avais pas les bonnes chansons. Cette fois, les chansons, la production et ma voix se sont mises en place toute seule. J’arrivais à chanter tel que j’entendais ma voix dans ma tête. Quand j’ai présenté mon album, les représentants de la maison de disques disaient que l’album avait un angle, mais je ne pense pas en termes d’angles. J’en suis tout simplement fier. » Barney Hoskyns

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Colin James

Le premier album éponyme de Colin James lancé en 1988, comprenant ses 2 compositions à succès Voodoo Thing et Five Long Years, était l’album le plus rapidement vendu dans l’histoire de la musique canadienne.

Élève du légendaire guitariste Stevie Ray Vaughan, cette icône canadienne a dominé les palmarès en tant que chanteur pop et guitariste de blues et a ranimé le swing avec son Little Big Band.

Colin a joué devant la Reine, a vendu de nombreux albums certifiés Platine et continue de donner des spectacles à guichets fermés d’un océan à l’autre. Six fois récipiendaire d’un Juno et gagnant de nombreux Maple Blues Awards, Colin ne cesse d’innover avec chaque nouvel album. En 2014, il retournera en studio pour enregistrer son 17e album

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Macha Gharibian

En vedette:
Macha Gharibian – voix, piano
Théo Girard – contrebasse
David Potaux-Razel – guitare
Fabrice Moreau – batterie

Pianiste, chanteuse et fille du musicien Dan Gharibian (fondateur de Bratsch), Macha Gharibian grandit dans une famille de musiciens et commence à jouer du piano à un très jeune âge.

Après une formation poussée en piano classique à Paris, elle part pour New York en 2005, où elle découvre le jazz et l’improvisation sous les conseils de Ralph Alessi, Jason Moran et Ravi Coltrane. C’est également à New York qu’elle révèle un talent pour l’improvisation, qu’elle franchit le pont entre le classique et le jazz et qu’elle commence à composer et à forger son propre style.

De retour en France, Macha commence à écrire pour des formations musicales petites et grandes, de même que pour des films et des pièces de théâtre as a composer and pianist. Invitée à l’American Dance Festival à New York en 2009, elle improvise la musique d’Artslink, A New Russian Choreography dans la prestigieuse église Judson de Washington Square.

Depuis, Macha fait des tournées avec plusieurs artistes de jazz français, avec le groupe Papiers d’Arménies et avec le spectacle Gens de passage dirigé par Bratsch qui réunit 19 musiciens sur la scène. Par la suite, elle écrit et joue en s’inspirant du répertoire arménien, alors que sa musique puise dans diverses influences à mesure qu’elle explore de nouveaux territoires pour raffiner un style musical et vocal très personnel, à la croisée du jazz contemporain et du folk moderne.

Sur son premier album, Mars, elle collabore avec Théo Girard (contrebasse), David Potaux-Razel (guitare) et Fabrice Moreau (batterie). Avec Mars, elle créer son propre royaume, mariant voix et piano sur scène et mélangeant ses nombreuses influences, jazz, musique du monde et folk. Pour le journal français Libération, cet album est une des plus belles révélations de 2013.

Références : Duc des Lombards de Paris, Sunset-Sunside de Paris, Fête de l’Humanité, New Morning de Paris, Café de la Danse, Festival DIMAJAZZ de Constantine (Algérie), festival Rhino Jazz, Pannonica de Nantes, festival Jazz’N’Klezmer, Rocher de Palmer de Bordeaux, Auditorium du Grand Cahors…

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Whitehorse

Melissa McClelland et Luke Doucet ont uni leur destinée musicale sous le vocable Whitehorse, mariant leurs talents et leur chimie sous la forme d’un duo fumant. Avec leur approche novatrice et un attrait magnétique, Whitehorse défie les lois de l’arithmétique. Le premier album de Whitehorse, The Fate of the World Depends on This Kiss, démontre leur fusion des partitions endiablées de guitare et des voix parfaitement appariées. Alternant rock psychédélique, western spaghetti, ballades acoustiques cristallines et pop noir, l’album aborde un nombre impressionnant de styles, sans compromettre sa cohérence artistique. Le titre est tiré d’un livre de Wonder Woman collé à la table d’un restaurant de Vancouver. L’urgence romantique de The Fate of the World… porte, avec un sens épique et menaçant du drame, sur le sort de notre monde d’aujourd’hui, ainsi que des risques personnels pris lors de la fusion de leur remarquable carrière solo.

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Cold Specks

Cold Specks est le nom de scène d’Al Spx, 23 ans, d’Etobicoke, Canada, qui demeure maintenant à London. Sa musique doom soul évoque les traditions musicales du Sud profond. C’est donc sans surprise que ses influences sont les enregistrements sur le terrain de Lomax, James Carr, Bill Callahan et Tom Waits. Avec une voix imprégnée de l’esprit libre de Mahalia Jackson et des tonalités viscérales de Sister Rosetta Tharpe, les arrangements clairsemés et les rythmes des gangs de rue de Cold Specks vous laissent pantois.

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Five Alarm Funk

Sur leur quatrième album studio, Rock the Sky, Five Alarm Funk revient à ses influences rock. La pièce Iron Pegasus est un mélange d’Iron Maiden et de Tower of Power dans un bazar égyptien, alors que Wash Your Face ressemble à une lutte à mort entre le capitaine Kirk et M. Spock. Le funk est présent sur The Critic, avec son lourd saxophone baryton guidant un groove lent et sensuel. Sur scène, rien n’arrête le groupe. Les dix musiciens se prêtent à des arrangements complexes et serrés avec des pas de danse délirants et un mouvement perpétuel de la tête.

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Les sœurs Boulay

En vedette :
Stéphanie Boulay – guitare, ukulélé, voix
Mélanie Boulay – guitare, ukulélé, voix, grosse caisse
Laurence Lafond-Beaulne – trombone, claviers
Gabriel Gratton – basse, guitare

Les sœurs Boulay grandissent en Gaspésie, dans une camionnette et un traîneau de motoneige ou écoutant des microsillons. Après quelques années comme choristes ou artistes solo, les deux sœurs décident, par chance et par plaisir (et pour se consoler après un lendemain de brosse), de chanter une chanson en duo. De ce moment, tout se déroule très vite : elles enregistrent leur premier album (produit par Éric Goulet et lancé en février 2012) et gagnent le premier prix aux Francouvertes. Elles chantent aux FrancoFolies de Montréal et au FME. Elles jouent dans les petites salles de la Gaspésie, de Charlevoix, de la Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine. Elles jouent aussi aux entrées en scène Loto-Québec et gagnent un prix GAMIQ dans la catégorie du Nouvel artiste au plus grand potentiel.

Leur premier album, Le poids des confettis, en collaboration avec Philippe B, comportent des pièces franches et poignantes, enveloppées dans des couleurs mélangées, parfois pastel, parfois sombres. Des paroles émane une nostalgie. Des mots d’une folie assumée. Des mots de partys et de lendemains mélancoliques. Des mots d’amour, ou de quelque chose semblable. Des mots de deux sœurs perdus dans une ville à la recherche d’un arbre, d’un homme acceptant de nager en eaux froides et de véritables amitiés – de celles que l’on trouve au fond des bouteilles de fort vides, dans les ballons dégonflés et dans les vieilles images jaunies.

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Elliott BROOD

En vedette :

Casey Laforet – guitare sèche, guitare électrique, pédales de basse, guitare basse, mandoline, banjo, lap steel, voix
Mark Sasso – banjo, guitare, harmonica, voix
Stephen Pitkin – percussion, batterie, piano, voix

Les membres d’Elliott BROOD sont depuis toujours des voyageurs temporels. Le trio de Toronto écrit des chansons imprégnées d’une histoire très présente. Ces troubadours musicaux ont véritablement voyagé, guitares sèches et banjos en bandoulière par-dessus leurs habits chics, prenant d’assaut l’ensemble du Canada et au-delà. Sur leur nouvel album, Days Into Years, ce sont des histoires vieilles d’un siècle entendues outremer qui les ont rapprochés de leur demeure.

Lors de la première tournée européenne du groupe en 2007, le trio parcourt les routes secondaires de la France. Le chanteur Mark Sasso, le guitariste Casey Laforet et le batteur Stephen Pitkin, tous amateurs de l’histoire militaire et élevés sur les événements tragiques des Canadiens durant la Première Guerre mondiale, cherchent simplement à éviter les autoroutes à péage. Puis, ils arrivent en face d’une pancarte annonçant un cimetière militaire de la Grande Guerre.

« Nous nous sommes promenés en Belgique et en France, passant à côté de ces lieux historiques, puis nous avons décidé de nous arrêter à celui-ci et de le visiter », se rappelle Mark. « Nous avons vu tous ces noms canadiens. Cela nous a vraiment interpellé. Ces jeunes hommes qui ont fait la guerre. Je savais tout de leur histoire, pour avoir lu un grand nombre de livres, mais quand on visite un champ de batailles, on en ressort sonné. Nous nous sommes dit ‘Nous devons faire un album à ce sujet’. »

Days Into Years est le troisième album d’Elliott BROOD, qui fait suite à l’album Mountain Meadows mis en nomination au prix Polaris en 2008. Comme ces prédécesseurs, dont le premier album Tin Type en 2004 et l’album Ambassador mis en nomination pour un Juno en 2006, l’album relate d’une manière cinématique et narrative la véritable histoire au moyen de chansons très personnelles. Se dévoilant comme les scènes d’un film, chaque pièce regarde l’avenir depuis le passé. La première pièce Lindsay invite à l’introspection de sa propre vie tout en nettoyant la vieille maison familiale. If I Get Old est un rêve sur la persévérance, que l’on soit dans une tranchée ou alité en raison de la maladie, et sur la recherche d’un lieu tranquille pour y vivre ses derniers jours. Days Into Years présente ces réflexions sous forme d’une célébration à la vie, surtout dans le parfait succès de l’été Northern Air, lettre d’amour destinée au paysage rurale de l’Ontario et à la mémoire d’un ami disparu dont l’esprit réside maintenant là.

Enregistré avec le coproducteur John Critchley aux studios Green Door de Toronto et à l’Avening Town Hall (ancienne caserne de l’Armée) dans l’Ontario rurale, l’album affiche un son plus électrique qui sonnera le glas de l’étiquette de « death country » qui décrivait les œuvres précédentes d’Elliot BROOD. Maintenant, le rythme endiablé, la mandoline, les riches harmonies, le piano et, pour la première fois, la guitare électrique se marient pour créer une sonorité qui, de l’aveu de Casey, est « forte, lourde et rock ‘n’ roll ».

Depuis sa formation en 2002, Elliot BROOD est devenu une institution musicale canadienne. (Oh, Alberta!, succès à la radio étudiante en 2004, demeure un trésor national.) Mais après des tournées avec Wilco, Blue Rodeo, Corb Lund et les Sadies, des apparitions dans des festivals en Amérique du Nord, en Europe et en Australie et la trame sonore du film Grown-Up Movie Star de 2010 (pour laquelle le groupe a été mis en nomination aux prix Gémeaux dans la catégorie de la meilleure chanson originale), le trio a maintenant une présence internationale. Avec Days Into Years, il propose au monde entier sa musique, et l’une des plus grandes histoires canadiennes.