Fred Hersch Trio

5 février à 20h30 à Le Théâtre de la Cour des arts

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En vedette:
Fred Hersch - piano
John Hebert - contrebasse
Eric McPherson - batterie

Membre privilégié du panthéon du piano de jazz, Fred Hersch façonne l’évolution de la musique par sa force créative omniprésente depuis plus de trois décennies en tant qu’improvisateur, compositeur, éducateur, leader, collaborateur et artiste. Il a été proclamé « le pianiste de jazz le plus étonnamment novateur de la dernière décennie » par Vanity Fair, « une force élégante d’invention musicale » par le L.A. Times et « une légende vivante » par le New Yorker.
Quinze fois finaliste aux Grammy, Hersch a régulièrement récolté les récompenses les plus prestigieuses du jazz, dont les récentes distinctions que sont le Doris Duke Artist en 2016, le pianiste de jazz de l’année 2016 et 2018 de la Jazz Journalists Association et le prix « In Honorem » de jazz de 2017 de l’Académie Charles-Cros pour l’ensemble de sa carrière.
Si les bonnes choses arrivent lentement, comme l’atteste le titre des mémoires de 2017 de Hersch, cette chance s’est néanmoins accumulée au point que le pianiste peut jouir des hommages et de l’adulation de ses pairs, des critiques et du public. Il a depuis longtemps établi la norme en matière d’interprétation expressive et de créativité inventive dans une variété étonnante de contextes, que ce soit dans ses exquises performances en solo, en tant que leader de l’un des trios les plus marquants de l’époque du jazz, ou dans un dialogue éloquent avec ses partenaires de duo profondément harmonisés.
Avec plus de trois douzaines d’albums à son actif en tant que leader ou co-leader, Hersch reçoit régulièrement les éloges de la critique et de nombreux prix internationaux pour chaque nouvel album très attendu. Son dernier album avec son trio de longue date, Live in Europe (Palmetto) de 2018, documente une soirée remarquable à Bruxelles et a été salué comme son meilleur à ce jour, un éloge considérable pour un groupe qui joue constamment à un niveau aussi stupéfiant.
Au cours de la dernière décennie, Hersch, le contrebassiste John Hébert et le batteur Eric McPherson ont formé un trio qui s’est classé au deuxième rang des groupes de jazz dans le palmarès des critiques de DownBeat en 2018, afin de reconnaître sa capacité unique à entremêler un large éventail de styles et d’approches tout en conservant une émotion intérieure et l’étincelle exaltante de l’invention. Ses deux précédents albums sur étiquette Palmetto, Sunday Night at the Vanguard de 2016 et Floating de 2014, ont tous deux été finalistes aux Grammy dans les catégories du meilleur solo de jazz et du meilleur album de jazz.
Toujours en 2014, Hersch a récolté sa sixième nomination aux Grammy pour son solo sur la pièce Duet de l’album Free Flying, album enregistré en duo avec le guitariste Julian Lage et qui a reçu une rare note de cinq étoiles de DownBeat. Collaborateur exceptionnellement réactif et intuitif, Hersch s’est engagé dans des partenariats en duo avec de nombreux artistes fougueux, dont Anat Cohen, Bill Frisell, Esperanza Spalding, Julian Lage et Miguel Zenon, ainsi qu’avec les chanteurs Kurt Elling, Kate McGarry et Renée Fleming.

Ses performances époustouflantes en solo soulignent de manière singulière la gamme illimitée et la diversité émotionnelle de l’art de Hersch, davantage même que ses excursions polyvalentes et exploratoires en trio et en duo. JazzTimes a salué son jeu sans accompagnement comme « une forme d’art complète, autosuffisante et d’une pureté unique », tandis que All About Jazz a fait remarquer que « l’art du piano solo dans le jazz se sépare en deux catégories d’interprètes : Fred Hersch et tous les autres ».
En 2006, Hersch est devenu le premier artiste dans les 75 ans d’histoire du légendaire Village Vanguard de New York à jouer une semaine entière en tant que pianiste solo. L’album Alone at the Vanguard, finaliste aux Grammy, l’un des cinq enregistrements qu’il a réalisés dans ce club emblématique de New York, documente sa deuxième tournée en solo. Son album de 2017, Open Book, sur étiquette Palmetto, était, comme son titre l’indique, son album solo le plus révélateur et le plus intime, et a été finaliste pour deux Grammy en 2018.
Le lancement de cet album a coïncidé avec la publication de ses mémoires acclamées, Good Things Happen Slowly (Crown Archetype Books, Random House). Le livre révèle de manière convaincante l’histoire de sa vie dans la musique ainsi qu’un récit franc de ses luttes et de ses triomphes en tant que premier musicien de jazz ouvertement gai et séropositif. Il a fait l’objet d’un article dans l’édition du dimanche du New York Times et à l’émission Fresh Air de NPR, a été désigné comme l’un des cinq meilleurs mémoires de 2017 par le Washington Post et le New York Times, et a été acclamé comme le livre sur le jazz de l’année 2018 par la Jazz Journalists Association. Son histoire fait également l’objet du long métrage documentaire The Ballad of Fred Hersch, dont la première a fait salle comble au prestigieux Full Frame Film Festival en mars 2016 et qui est désormais diffusé sur Vimeo.
Bien que largement renommé pour son jeu, Hersch a obtenu une distinction similaire pour son écriture, obtenant notamment une bourse Guggenheim en composition en 2003. La même année, il crée Leaves of Grass, une mise en musique à grande échelle de la poésie de Walt Whitman pour deux voix (Kurt Elling et Kate McGarry) et un octuor instrumental. Leaves of Grass a été choisi pour ouvrir la saison 2017 de la salle Appel du Jazz at Lincoln Center.
Le projet théâtral visionnaire de Hersch en 2010, My Coma Dreams, a incité le magazine du dimanche du New York Times à décrire le compositeur comme étant « singulier parmi les pionniers de leur art, un innovateur largement méconnu de ce jazz sans frontières, individualiste; un jazz pour le 21e siècle ». Basée sur des visions que Hersch a eues pendant un coma de deux mois en 2008, cette collaboration multimédia d’une soirée avec le scénariste et réalisateur Herschel Garfein pour 11 musiciens et un acteur-chanteur a été filmée à l’Université Columbia et diffusée par Palmetto sur un DVD en 2014.
Depuis deux décennies, Hersch est un porte-parole passionné et un collecteur de fonds pour les services et les organismes d’éducation sur le sida. Il a produit et joué sur quatre enregistrements de bienfaisance et dans de nombreux concerts pour des organismes caritatifs, notamment Classical Action : Performing Arts Against AIDS et Broadway Cares/Equity Fights AIDS. À ce jour, ses efforts ont permis de récolter plus de 300 000 dollars. Il a également été conférencier principal et interprète lors de conférences médicales internationales aux États-Unis et en Europe.
Éducateur engagé, Hersch a enseigné au New England Conservatory, à la Juilliard School, à la New School et à la Manhattan School of Music. Il est actuellement artiste invité à l’Université Rutgers. Il est titulaire d’un doctorat honorifique du Grinnell College et de la Northern Kentucky University. L’influence de Hersch s’est largement fait sentir sur une nouvelle génération de pianistes de jazz, de ses anciens élèves Brad Mehldau et Ethan Iverson à son collègue Jason Moran, qui a déclaré que « Fred au piano est comme LeBron James sur le terrain de basket. Il est la perfection ».

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